Conseils aux parents

Des inquiétudes quant à une pratique excessive des jeux vidéo sont bien souvent rapportées par l'entourage des joueurs, et plus particulièrement par les parents. Bien que la moyenne d'âge européenne du « gamer » se situe plutôt entre 25 et 30 ans, beaucoup d'enfants et d'adolescents s'adonnent aux divertissements vidéo-ludiques. Les inquiétudes sont en partie liées au fossé générationnel qui se creuse entre les enfants - qui ont grandi dans un monde habité par les jeux vidéo et les nouvelles technologies de l'information et de la communication -, et les parents qui sont peu ou pas familiers de ces univers.

Voici quelques pistes à l'égard des parents :

  • S'intéresser aux jeux qu'utilise son enfant, par exemple en lui demandant de montrer une partie ou en jouant avec lui.
  • Se rendre sur des sites spécialisés pour se renseigner sur ces jeux (voir www.jeuxvideo.com, www.gamekult.com ou encore www.jeuxactu.com).
  • S'assurer que le jeu est bien adapté à l'âge de l'enfant. Le site de la norme PEGI (Pan European Game Information) fournit toutes les informations nécessaires et permet très rapidement d'identifier le jeu recherché. Voir www.pegi.info.
  • Instaurer un dialogue avec l'enfant autours des jeux vidéo. Cette étape sera plus aisée à aborder après s'être familiarisé avec l'univers des jeux vidéo préférés de son enfant. Le dialogue visera notamment à mettre en évidence les arguments de l'enfant pour avoir choisi ce jeux plutôt qu'un autre, ce qui lui plait dans le jeu, ce qu'il vise comme but, mais aussi ce qui peut l'avoir choqué. Cette démarche permet à l'enfant de prendre du recul sur certains contenus, comme cela peut être également fait après avoir visionné des films ou des sériées télévisées.
  • Les consoles de jeux récentes comme la Xbox360 ou Playstation3 disposent de verrous parentaux ciblant les contenus de jeux inappropriés ainsi que de limiteurs de temps. Très faciles d'accès et d'utilisation, ces outils peuvent constituer un moyen de mieux réguler l'activité des enfants, mais aussi de les responsabiliser sur la gestion de leur temps.
  • Il est primordial de se souvenir que c'est aux parents de poser un cadre à leurs enfants. C'est à eux de décider si ces derniers ont accès, ou non, à certains jeux et pendant combien de temps. La première phase de renseignements permet ainsi de pouvoir s'accorder plus facilement avec les enfants sur les critères du cadre. Si l'on est au fait qu'une partie de FIFA ou de Guitar Hero peut durer seulement 10 minutes, il est plus facile de poser des limites.
  • Les consoles de jeux portent le nom de consoles de salon ; il est ainsi plus recommandé de les placer dans le salon, à la vue de tous, et non pas dans la chambre de l'enfant, où il est plus difficile de s'assurer du respect des limites. Ce conseil vaut également pour les ordinateurs.
  • Dans la majeure partie des cas, un comportement de jeu excessif n'est pas la cause d'un désinvestissement scolaire mais un moyen. Le dialogue pourra également mettre en évidence les difficultés dont l'usage excessif des jeux vidéo est le symptôme.
  • Dans les cas où le dialogue est rendu difficile, où l'enfant montre des signes de dépression (fatigue, perte d'intérêt, irritabilité, tristesse, isolement, désinvestissement scolaire, troubles du sommeil, perte d'appétit,...), où l'inquiétude des parents prend de l'ampleur, il ne faut pas hésiter à faire appel à des professionnels. Si l'enfant ou le jeune n'est pas disposé à consulter, les parents sont encouragés à faire la démarche pour eux-mêmes dans un premier temps.

 

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