Presse scientifique - janvier 2012
Le jeu pathologique serait-il influencé par le facteur génétique ?
En France, Versini, LeGauffre, Romo, Adès et Gorwood (2012) ont étudié l'influence des facteurs génétiques dans le jeu pathologique. Les chercheurs ont recruté les sujets dans le casino d'Enghien-les-Bains dans la région parisienne. Trois cents cinquante-cinq joueurs de machines à sous ont participé à l'étude, dont 142 joueurs non problématiques, 116 joueurs problématiques et 96 joueurs pathologiques. Les chercheurs ont évalué le jeu pathologique, la dépression, l'anxiété ainsi que la dépendance à l'alcool et à la nicotine chez les joueurs et leurs parents. Les résultats de l'étude démontrent l'existence de l'agrégation familiale du jeu pathologique. Selon les estimations des auteurs, le risque de développer une problématique de jeu serait trois fois plus grand si un des parents est joueur problématique. La co-agrégation familiale du jeu pathologique avec la dépendance à l'alcool ou à la nicotine n'a, au contraire, pas été confirmée par les résultats de l'étude. Par ailleurs, comparé aux joueurs non problématiques, les joueurs pathologiques présentent plus de comorbidités, tout particulièrement la dépendance à la nicotine et les troubles d'humeur. Quant à la nicotine, la sévérité de la dépendance tabagique corrèle de manière significative avec celle du jeu pathologique.
REFERENCE :
Versini, A., LeGauffre, C., Romo, L., Adès, J., & Gorwood, P. (2012). Frequency of Gambling Problems among Parents of Pathological, versus Nonpathological, Casino Gamblers Using Slot Machines. The American Journal on Addictions, 21(1), 86-95.




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